13/2/26

Manque de temps : la vérité derrière le “je n’ai pas le temps”

Que celui qui n’a pas dit : « je n’ai pas le temps » lève la main.

Et si cette phrase, à force de se la répéter, finissait par devenir une évidence (ou une excuse) alors qu’elle cache un choix (souvent inconscient) ?

Une chose est certaine et universelle : une journée fait 24 heures.

Alors non, le sujet n’est pas toujours le temps.

Le sujet, bien plus souvent, c’est ce que nous choisissons d’en faire.

Pourquoi on a l’impression de courir après le temps ?

Entre la vie professionnelle, la vie de famille, la vie sociale, le sport, les obligations du quotidien, les sollicitations permanentes, on remplit l’agenda jusqu’à saturation.

Les moments de pause ou de ralentissement n’ont plus vraiment leur place.

Et quand ils arrivent, ils s’accompagnent souvent d’un sentiment désagréable : la culpabilité de ne rien faire.

Tout ça est épuisant. Ca nourrit la charge mentale.

Et ça entretient l’impression qu’il faudrait une 25ème heure pour respirer.

On ne “manque” pas de temps, on ne choisit pas ce qu’on en fait

Je vous propose une autre lecture des choses.

Au lieu de dire : « je n’ai pas le temps », essayez (juste pour voir) : « je n’ai pas pris le temps ».

La nuance est puissante.

Parce qu’elle remet une chose au centre : votre pouvoir de décision et d’arbitrage.

Cela ne veut pas dire que c’est facile.

Cela ne veut pas dire que les contraintes n’existent pas.

Ca ouvre simplement une question importante : où est-ce que je choisis d’investir mon temps ?

Faire un choix (vraiment) : une première question qui change tout

Parmi votre to-do list d’une longueur infinie :

Question 1 — Quelle est l’action que vous pourriez arrêter de faire ?

Une action que vous faites par habitude.

Une action que personne ne remarque.

Une action que vous vous êtes attribué tout seul, sans qu’on vous ait rien demandé.

Choisissez-en une.

Et testez l’arrêt, pendant une semaine.

Juste une.

Reprendre sa responsabilité : pour quoi je fais tout ça ?

On s’épuise rarement juste parce qu’il y a trop de tâches.

On s’épuise parce qu’on s’impose un modèle implicite.

Parce qu’on cherche à obtenir quelque chose.

Question 2 — Qu’est-ce que vous cherchez à obtenir en accomplissant toutes ces tâches ?

Et surtout : qu’obtenez-vous réellement ?

Il y a souvent un écart entre l’intention (être irréprochable, être bien vu, être utile, éviter le conflit, garder le contrôle, ne pas décevoir, la peur de l’ennui) et le résultat (fatigue, tension, dispersion, irritabilité, perte de sens).

Identifier cet écart, c’est déjà reprendre la main.

Se projeter : si vous aviez une heure de plus ?

Question 3 — Si vous aviez une heure de plus, vous feriez quoi de cette 25ème heure ?

Votre réponse sera un révélateur.

Parce que ce que vous mettez dans cette heure “imaginaire” est souvent ce qui compte le plus.

Ce qui manque le plus.

Ce que vous repoussez en dernier.

Et si, au lieu d’attendre une 25ème heure, vous choisissiez de créer 20 minutes pour ça ?

Un outil pour trier toute nouvelle tâche

Pour passer du je subis au je choisis, je vous propose un outil simple.

À chaque fois qu’une nouvelle action arrive dans votre to-do list, passez-la au crible de l’ENVIE.

  • E — Envie : ai-je envie de réaliser cette tâche ?
  • N — Nécessaire : est-ce nécessaire, primordial ? Ou un “nice-to-have” ?
  • V — Viable : est-ce viable pour moi (énergie, charge mentale, bien-être, rythme) ?
  • I — Impact : quel est l’impact pour moi et pour les autres ?
  • E — Effort : quels efforts cela me demande-t-il (temps, concentration, logistique, émotionnel) ?

Avec ces réponses, vous pouvez décider en conscience et en responsabilité :

  • je fais,
  • je ne fais pas,
  • je délègue,
  • je repousse,
  • je simplifie.

Et l’urgence dans tout ça ?

Parfois, ce qui nous donne l’impression de manquer de temps, c’est aussi la confusion entre urgence et importance.

Si ce sujet vous parle, je vous renvoie à l’article : Sortir de l’urgence : retrouver du temps pour l’essentiel.

Conclusion

Si vous ne deviez retenir qu’une chose : votre temps est un capital.

Il redémarre chaque jour.

Et vous pouvez choisir où l’investir.

Je suis Céline MOREAU, votre coach professionnelle
et votre partenaire dans la gestion de vos Ressources Humaines

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